samedi 19 mars 2011

Le millésime 2010 dévoilé


 Nombreux ont été les visiteurs à découvrir les Millésimales 2010.  photo guy brunetaud

Nombreux ont été les visiteurs à découvrir les Millésimales 2010. PHOTO GUY BRUNETAUD



Les visiteurs ont pu s'initier à la dégustation avec des œnologues. Les viticulteurs engagés dans la démarche « bio » ont expliqué les principes et les valeurs de ce mode de production. Les enfants ont pu participer à des ateliers créatifs sur le thème des coccinelles.



mercredi 16 mars 2011

Berticot Bio dans Sud-Ouest


 MM. Combaud, Goubier, Espitalier et Dumonteil travaillent 233 hectares en bio, 72 ha en Bordeaux, le reste en côtes-de-duras, accompagnés par Blandine Comte de la cave.  photo e. l.  Près de 10 % de la cave reconvertis en vin bio.16 vignerons de la cave coopérative se tournent vers l'agriculture biologique. La première récolte certifiée AB fera de la cave le leader régional.

MM. Combaud, Goubier, Espitalier et Dumonteil travaillent 233 hectares en bio, 72 ha en Bordeaux, le reste en côtes-de-duras, accompagnés par Blandine Comte de la cave. PHOTO E. L.
Daniel Dumonteil allait arrêter. Viticulteur à Savignac-de-Duras depuis près de vingt-cinq ans, il était à un cep de rendre son tablier, d'arracher ou de vendre son vignoble. Pour des raisons financières d'une part, et par « ras-le-bol de salir la nature. Je voulais voir autre chose. Je savais que la cave coopérative avec qui je travaillais aidait trois viticulteurs à se tourner vers le bio, ça m'a tenté. En 2009, j'ai tout changé. »
Daniel, qui « travaille désormais avec le sourire », est un des seize viticulteurs volontaires à se lancer dans la production de vin issu de l'agriculture biologique pour la cave coopérative des Vignerons de Landerrouat-Duras-Cazaugitat (VLDC). 233 des 2 400 hectares exploités par les adhérents de la cave sont actuellement en reconversion.
« Ce qui positionne la cave comme la plus importante structure coopérative d'Aquitaine à produire des vins issus de l'agriculture biologique », expliquait le président de la cave VLDC Jean-François Bruère, lors de l'avant-première des Millésimales, une opération promotion de printemps.
Distinctions prometteuses
« Obtenir le label AB est difficile. On s'est engagé dans la démarche en août 2008. Pendant trois ans, nous avons travaillé à cette conversion. Il faut trente-six mois calendaires pour passer d'une récolte conventionnelle, traitée, à une récolte issue de l'agriculture biologique. Nous y arrivons enfin, la première récolte certifiée AB sera la prochaine, celle vendangée en septembre », annonçait Blandine Comte, coordinatrice à la cave. Un travail de longue haleine, de fond même, pour former les viticulteurs, réorganiser la cave afin de garantir la traçabilité des produits. « Nous avons été impliqués de A à Z, du travail sur la parcelle au packaging et c'est très enthousiasmant », raconte Laurent Goubier, un des trois premiers viticulteurs à se lancer, exploitant de céréales bio par ailleurs.
Les premiers retours sur les vins en conversion sont plutôt satisfaisants. Une médaille d'argent au concours des vins d'Aquitaine 2010 pour le vin rouge BB de Berticot et une étoile au « Guide Hachette » des vins 2011 pour le vin blanc bio de Berticot 2009. « C'est encourageant. Et ça crée une vraie dynamique au sein de la cave. Ce positionnement suit les engagements écologiques pris par VLDC. C'est un choix qui vient compléter une gamme déjà diversifiée de produits, que ce soit sur les appellations Bordeaux ou pour les Duras et Bergerac », insistait le président.
Un choix de produire un vin haut de gamme qui permettrait d'assurer la pérennité des exploitations, en particulier celles des Côtes de Duras et limiter les cessations d'activités engendrées par les difficultés du marché.

mardi 15 mars 2011

Prodiffu et ses marques Excello et Berticot dans Sud-Ouest aujourd'hui


15 mars 2011 06h00 | Par RODOLPHE WARTEL



© www.sudouest.fr 2011



Histoire de familles

Aux confins de la Gironde, Prodiffu, bras armé de sept caves coopératives, se bat avec entrain sur le marché des vins de plaisir.

 La famille Excellor, l'un des porte-drapeaux de la société Prodiffu.  photo nicolas tucat

La famille Excellor, l'un des porte-drapeaux de la société Prodiffu.PHOTO NICOLAS TUCAT

C'est une terre perdue aux confins de la Dordogne, à une heure vingt du centre de Bordeaux, dans une commune affublée d'un nom improbable. Landerrouat. Qui, en France comme à Bordeaux, saurait la placer sur une carte ? C'est de là, pourtant, que partent chaque année 12 millions de bouteilles ! Pas des étiquettes à se hisser du col et à épater dans les dîners en ville. Des flacons valorisés en majorité entre 3,5 et 5 euros, fruits du travail de sept caves girondines, celles de Sainte-Radegonde, Mesterrieux, Gironde-sur-Dropt, Langoiran, et de Landerrouat, Duras et Cazaugitat, ces trois dernières étant réunies autour d'une seule et même structure. Leur point commun ? Prodiffu. Une marque qui ne parle pas au consommateur mais qui rassemble sur un site unique toutes les forces commerciales et administratives - 49 salariés au total - et destine au marché quelque 90 000 hectolitres chaque année pour un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros.
« L'export reprend »
Une structure en prise directe avec la crise. « Sur Bordeaux, on souffre un peu, reconnaît Laurent Abba, directeur marketing de Prodiffu, mais l'activité à l'export reprend. » Là aussi, les indicateurs s'affichent au vert, même si « la Chine fait l'essentiel de la croissance ». Deux marques fortes émergent clairement : Berticot, avec ses 4,5 millions de bouteilles en IGP (vin de pays) et AOP Duras (appellation d'origine protégée), et Excellor, qui produit 800 000 cols. Duras, qui sera à l'honneur dans le prochain magazine « Terre de vins » de juillet, avec 12 pages consacrées à cette appellation, « n'a jamais intéressé le négoce, déplore Laurent Abba. Berticot, elle, en fait, était une marque sans le savoir ». Excellor ? Ce nom rassemble les viticulteurs hors Duras et veut « revaloriser et mettre en avant le savoir-faire des producteurs ». Berticot et Excellor, deux marques aujourd'hui renforcées par l'union des caves et le soutien de Prodiffu. Différents produits sont également réalisés et vendus sous la bannière Excellor, essentiellement en grande surface : entre autres, le label Vignes et passions, ou encore des « premiums » de la famille, comme Ainara, un rouge profond et fruité, vendu autour de 8 euros, et qui pourrait laisser penser à un vin du Nouveau Monde.
Des alliances ?
« Tout ce qui rassemble ces vins, c'est la famille, insiste Gilles Lagaüzere, directeur technique de la cave de Landerrouat-Duras-Cazaugitat. La famille, c'est lisible. » Une famille de 430 vignerons pour qui Prodiffu tente de faire du sur-mesure. « Un vigneron ne peut pas assumer tous les métiers, poursuit Gilles Lagaüzere. La cave est là pour répondre à ses demandes. Chaque parcelle est destinée à réaliser tel ou tel produit, et nous travaillons toujours en fonction de la demande du marché. » Ainsi 25 à 30 châteaux sont-ils également coopérateurs. Le vigneron livre le vin. De la vinification à la commercialisation, Prodiffu se charge du reste. Et Prodiffu évolue avec le marché et la demande des consommateurs. C'est ainsi qu'environ 300 hectares sur une superficie totale de 4 500 hectares sont en bio ou en conversion, et qu'une ligne de conditionnement du vin en BIB (Bag in Box), pouvant produire jusqu'à 1 million de BIB par an, occupe actuellement 20 % de la mise en marché.
L'avenir ?
« La réussite se fera si l'on a davantage de surface », explique Laurent Abba. Mais cette extension et ces augmentations de volume peuvent-elles se produire sans de nouvelles unions ? Les regards se tournent bien évidemment vers Producta, autre important metteur en marché qui regroupe des coopératives de Bordeaux, Médoc, Puisseguin et Bergerac. « Il y a des discussions, reconnaît-on chez Prodiffu. On est capable ensemble, de faire une marque à 10 millions de cols, mais il y a l'histoire, la stratégie… » « Les discussions avancent mais je ne peux pas en dire davantage », poursuit Michel Delpon, directeur commercial France de Producta.
Une stratégie globale qui sera évoquée lors de la réunion de la Fédération des caves coopératives début avril. Tout le monde en est conscient : l'émergence de nouveaux marchés rappelle à chacun la nécessité de jouer groupé. C'est la famille du vin dans son ensemble qui en sortirait gagnante.

samedi 12 mars 2011

Le Petit Berticot dans sa cave de rêve



Le Domaine des Valois vendange à St-Cybard

L'Angoumoisin, Jean-Christian Brégerie, caviste à Basseau, a décidé de creuser son sillon à Saint-Cybard. Il a fait construire un lieu design pour faire partager sa passion des vins et de la gastronomie dans une ambiance très tendance.

Jean-Christian Brégerie a pris le pari d\'installer sa cave à Saint-Cybarddans un espace très contemporain.Photo Renaud Joubert
Jean-Christian Brégerie a pris le pari d'installer sa cave à Saint-Cybarddans un espace très contemporain.Photo Renaud Joubert
Un caviste, ce n'est plus un vendeur de vins, mais le promoteur d'un art de vivre. C'est dans cette veine fertile que Jean-Christian Brégerie a décidé de creuser son sillon. Il vient d'ouvrir au rond-point de Saint-Cybard un nouveau concept de cave. S'il a gardé le nom du Domaine des Valois et les mille références de vins qui ont fait son succès dans le quartier de Basseau, il a créé de toutes pièces la cave la plus branchée de la région.
«J'avais envie d'un lieu qui ne ressemble pas à tout ce qui se fait en la matière, justifie Jean-Christian Brégerie, très fier du résultat. J'ai demandé à l'agence Green Home de me concevoir sur mesure un espace modulable pour pouvoir y faire des réceptions ou des dégustations tout en gardant le côté vitrine de choix pour les vins, les spiritueux ou encore les bières de luxe».
Dans un décor fait de bois et de métal style «industriel», des palettes fixées les unes sur les autres servent de présentoirs. Au fond un coin bar avec écran géant cache l'arme fatale des dégustations. Il s'agit d'un distributeur à gaz inerte permettant aux amateurs de pouvoir déguster des vins mythiques. On choisit une quantité de 6 ou 12 cl pour goûter un château Yquem, château Ausone ou un La Tâche qui à la bouteille sont tout simplement inaccessibles pour le plus grand nombre.
«Ce que j'aime dans ce métier, c'est de pouvoir faire partager au grand public le savoir-faire des meilleurs vignerons en France», souligne ce fils de tapissiers décorateurs. Né à Angoulême en 1973, il décide de se lancer dans des études oenologiques après son Deug d'histoire et une licence de commerce international: «J'ai commencé en 1988 par être grossiste pour les restaurateurs puis en 2001, j'ai ouvert un magasin pour les particuliers».
«Mon plaisir, c'est de vendre des vins à boire tout de suite, conclut Jean-Christian Brégerie qui propose sa cave de rêve (lire ci-dessus)Des vins de collectionneurs à plus de 2.000 euros la bouteille, j'en ai bien sûr, mais ce n'est pas mon truc. Moi, j'aime les vins de copains qu'on va pouvoir boire à l'apéro. D'ailleurs, tous les vendredis de 18 heures à 21 heures, je propose l'«after work» autour de charcuteries que la maison Sodiporc m'a spécialement cuisinées. C'est ça l'esprit du vin. Il doit se marier avec les plats comme avec les gens qu'on aime».
Sa cave de rêve à 7.596€
Vins de plaisir à boire tout de suite (par six bouteilles): Domaine Fessy 2008, Domaine La Coudrure 2007, Domaine Aegerter 2010, Domaine Aegerter 2010 blanc, La Chablisienne Petit Chablis 2007, Domaine de Causse 2008, Château Les Tourtes, Domaine Haut Rami Les Agneaux 2007, Domaine Pellehaut Harmonie 2010, Château La Lignière 2010, Domaine Borie La Vitarèle 2010, Domaine Dupuy Delorme 2008, Le petit Berticot 2009. Total : 601€.
Vins à boire dans les deux à trois ans (par six bouteilles): Château Mourgues de Grès 2009, Château d'Acqueria blanc 2009, Château Simone 2003, La Chablisienne vieilles vignes 2007, Domaine de Guiraud blanc 2009, Domaine Belle «Les Pierrelles» 2007, Château Ollieux Romanis «cuvée prestige» 2008; Domaines des Homs «cuvée Paul» 2009, Château de Lussac «Le Libertin» 2008, Les cimes du clos Daviaud 2002, Clos Floudène 2004, Domaine Aegerter Marsannay 2009 Château du Hureau Tuffe 2007, Château Maison Blanche 1999, Domaine des Rochelles 2008, Château Respide 2006, Domaine de Jale «La nible» 2004. Total : 1.343€.
Vins de grande garde (par six bouteilles): Château Kirwan 2006, Domaine de Crès 2008, Domaine Cistus «La liquière 2008, Domaine Delpeyre 2009, Domaine Remus «La taille aux loups» 2008, Domaine Juliette Avril blanc 2009, Château La Lagune 2004, Château Lafon Rochet 2005, Château Figeac 2006, Domaine Armand Rousseau 2006, Château Grenau 2005, Domaine Méo-Camuzet 2008, Domaine Laureau «Bel ouvrage» 2009.Total : 5.652€.

jeudi 10 mars 2011

Guide chinois des vins de France


(re) Découvrez Berticot et les vins des Côtes de Duras dans le 
GUIDE CHINOIS DES VINS DE FRANCE 2011
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