mercredi 16 mars 2011

Berticot Bio dans Sud-Ouest


 MM. Combaud, Goubier, Espitalier et Dumonteil travaillent 233 hectares en bio, 72 ha en Bordeaux, le reste en côtes-de-duras, accompagnés par Blandine Comte de la cave.  photo e. l.  Près de 10 % de la cave reconvertis en vin bio.16 vignerons de la cave coopérative se tournent vers l'agriculture biologique. La première récolte certifiée AB fera de la cave le leader régional.

MM. Combaud, Goubier, Espitalier et Dumonteil travaillent 233 hectares en bio, 72 ha en Bordeaux, le reste en côtes-de-duras, accompagnés par Blandine Comte de la cave. PHOTO E. L.
Daniel Dumonteil allait arrêter. Viticulteur à Savignac-de-Duras depuis près de vingt-cinq ans, il était à un cep de rendre son tablier, d'arracher ou de vendre son vignoble. Pour des raisons financières d'une part, et par « ras-le-bol de salir la nature. Je voulais voir autre chose. Je savais que la cave coopérative avec qui je travaillais aidait trois viticulteurs à se tourner vers le bio, ça m'a tenté. En 2009, j'ai tout changé. »
Daniel, qui « travaille désormais avec le sourire », est un des seize viticulteurs volontaires à se lancer dans la production de vin issu de l'agriculture biologique pour la cave coopérative des Vignerons de Landerrouat-Duras-Cazaugitat (VLDC). 233 des 2 400 hectares exploités par les adhérents de la cave sont actuellement en reconversion.
« Ce qui positionne la cave comme la plus importante structure coopérative d'Aquitaine à produire des vins issus de l'agriculture biologique », expliquait le président de la cave VLDC Jean-François Bruère, lors de l'avant-première des Millésimales, une opération promotion de printemps.
Distinctions prometteuses
« Obtenir le label AB est difficile. On s'est engagé dans la démarche en août 2008. Pendant trois ans, nous avons travaillé à cette conversion. Il faut trente-six mois calendaires pour passer d'une récolte conventionnelle, traitée, à une récolte issue de l'agriculture biologique. Nous y arrivons enfin, la première récolte certifiée AB sera la prochaine, celle vendangée en septembre », annonçait Blandine Comte, coordinatrice à la cave. Un travail de longue haleine, de fond même, pour former les viticulteurs, réorganiser la cave afin de garantir la traçabilité des produits. « Nous avons été impliqués de A à Z, du travail sur la parcelle au packaging et c'est très enthousiasmant », raconte Laurent Goubier, un des trois premiers viticulteurs à se lancer, exploitant de céréales bio par ailleurs.
Les premiers retours sur les vins en conversion sont plutôt satisfaisants. Une médaille d'argent au concours des vins d'Aquitaine 2010 pour le vin rouge BB de Berticot et une étoile au « Guide Hachette » des vins 2011 pour le vin blanc bio de Berticot 2009. « C'est encourageant. Et ça crée une vraie dynamique au sein de la cave. Ce positionnement suit les engagements écologiques pris par VLDC. C'est un choix qui vient compléter une gamme déjà diversifiée de produits, que ce soit sur les appellations Bordeaux ou pour les Duras et Bergerac », insistait le président.
Un choix de produire un vin haut de gamme qui permettrait d'assurer la pérennité des exploitations, en particulier celles des Côtes de Duras et limiter les cessations d'activités engendrées par les difficultés du marché.

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