samedi 8 mars 2014

Revue de presse : Jean-Marc Desveaux dans Sud-Ouest



« Cette balade permet de se libérer et de s’apaiser »



C'est son fief et il aime se tenir là, pour dominer ce canton qu'il connaît sur le bout des doigts. Sur la route entre Loubès-Bernac et Soumensac, d'un côté il y a le canton de Duras et de l'autre, la Dordogne.
« Nous sommes à 180 mètres, sur le point le plus haut du canton, explique Jean-Marc Desveaux. C'est presque même le point le plus haut du département, en dehors des monts agenais. » D'ici, au lieu dit Montaillac, on voit le château de Duras mais aussi, par temps clair, celui de Monségur.
Ce point de vue est le meilleur d'un circuit que Jean-Marc Desveaux aime faire : une centaine de kilomètres presque, entre Duras, Loubès-Bernac, Soumensac et la Sauvetat-du-Dropt. « Cela permet de visiter le vignoble, celui de Saint-Astier par exemple. »
Un lieu historique Le canton de Duras, dans lequel il a toujours vécu et travaillé comme maître de chai œnologue et maintenant consultant à la cave Berticot, Jean-Marc Desveaux le connaît bien : « C'est une enclave historique entre la Gironde et la Dordogne. Côté ouest, une partie du canton (trois communes) était autrefois en Gironde lors de la création des départements. Mais quand, plus au sud, le Tarn-et-Garonne a été créé, le Lot-et-Garonne a cédé un canton au sud et donc a repris au nord, ces trois communes à la Gironde. Cette terre est aussi un lieu de brassage entre catholiques et protestants et les conflits d'aujourd'hui entre les familles en sont parfois un héritage. »
Né à Baleyssagues, Jean-Marc Desveaux maîtrise son sujet, a parcouru toutes les routes et tous les sentiers du canton : « Je connais bien ce territoire et les gens. Ils sont très attachés à ce terroir et à ses valeurs, son côté nature. Nous sommes à l'écart des axes routiers mais, finalement, c'est une chance qui permet de garder notre cadre de ruralité et la vie au grand air. Les problèmes économiques, les gens y font face parce qu'ils ont toujours été habitués au dur labeur. »
Depuis le promontoire, on profite du paysage varié : vignes, pruniers, champs de céréales : « À époque, toutes les parcelles qui vont être semées au printemps sont prêtes, détaille Jean-Marc Desveaux. Le blé, lui, est déjà en terre depuis décembre. En automne, quand la nature s'endort, que les feuilles deviennent jaunes et marron, et que par des matins ensoleillés, la brume se pose, on a l'impression d'être sur un vaisseau qui domine et se balade sans aucune contrainte. Cette balade permet de se libérer et de s'apaiser. »
Une façon aussi pour Jean-Marc Desveaux, de sensibiliser au travail de la terre : « On voit bien que si la nature n'était pas bien tenue par le travail de l'homme, les friches et les broussailles auraient tout envahi. »
Léa Aubrit
chaque samedi Nous nous laissons guider par une personnalité du coin dans un lieu qui a marqué son histoire. De Duras à Houeillès en passant par Marmande, Seyches ou Jusix, il ou elle se livrera, en terrain connu… Aujourd'hui, Jean-Marc Desveaux, président de la Compassion, ancien président du Lions Club et ancien maître de chais à Duras, nous emmène sur le point le plus haut de son canton.

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